En 2026, la cyberassurance des PME françaises affiche des écarts de prix spectaculaires, avec des offres d’appel à 44 €/mois chez Stoïk et des repères de marché qui montent à 15 000 €/an pour une PME autour de 50 salariés chez un assureur traditionnel comme Hiscox. La prime n’achète plus seulement un plafond, elle reflète une posture de sécurité, mesurée avant même le devis.
Le contraste est net: d’un côté, des insurtechs qui lient couverture et prévention, de l’autre, des assureurs historiques qui s’appuient sur des questionnaires plus lourds et des capacités de couverture souvent plus élevées. Entre les deux, les entreprises découvrent une réalité plus dure qu’il y a quelques années: la sélection à l’entrée s’intensifie, et l’assurabilité devient un chantier opérationnel.
Ce durcissement n’est pas qu’un sujet d’IT. Il touche la trésorerie, la gouvernance et la capacité à répondre à des exigences documentées. Dans ce marché, le prix n’est pas un « menu » public, c’est une conséquence, et l’écart entre deux devis peut se creuser rapidement selon le secteur, le chiffre d’affaires et le résultat des scans externes.
Des primes de 44 €/mois à 15 000 €/an selon le profil
La première surprise, pour beaucoup de dirigeants, tient à la dispersion des tarifs. Selon Tech Insider, Stoïk publie des tarifs d’appel allant de 44 €/mois pour une très petite structure peu exposée à 172 €/mois pour un secteur jugé à risque élevé comme l’e-commerce [1]. La même source situe, pour une PME d’environ 50 salariés, une fourchette globale de marché 2026 entre 5 000 et 15 000 €/an chez un assureur traditionnel comme Hiscox [1].

Pour mesurer l’écart, Tech Insider évoque aussi des repères observés par des guides sectoriels: une TPE de 5 à 10 salariés se situerait entre 800 et 3 000 €/an, avec un plafond indicatif entre 100 000 et 250 000 €, tandis qu’une PME autour de 50 salariés se retrouverait plus souvent dans la zone 5 000 à 15 000 €/an pour un plafond de 500 000 € à 1 million d’euros [1]. Autrement dit, l’assurance cyber ressemble de plus en plus à une tarification « sur dossier », même quand des repères existent.
Un autre comparatif, publié par le Blog MTP, donne une lecture mensuelle pour une PME de 50 salariés: Stoïk à 100-200 EUR/mois, Dattak à 80-180 EUR/mois, Hiscox à 150-300 EUR/mois [2]. Ces ordres de grandeur ne se superposent pas mécaniquement aux fourchettes annuelles, car ils dépendent des hypothèses retenues (niveau de couverture, franchises, périmètre), mais ils illustrent une tendance: la bataille du prix se joue autant sur la sélection du risque que sur la promesse de service.
À cela s’ajoute un point central rappelé par Tech Insider: ces montants sont des repères de marché et non des tarifs contractuels, chaque devis dépendant du chiffre d’affaires, du secteur et du résultat du scan [1]. Le prix devient une variable de pilotage, pas un simple achat sur catalogue.
Stoïk et Dattak misent sur le scan externe avant la cotation
Le marché 2026 fait ressortir une ligne de fracture: l’intégration d’outils de prévention dans l’offre d’assurance. Selon Infranat, les questionnaires ont changé d’échelle: on est passé de 15 questions déclaratives à 50, parfois 100 questions chiffrées au-delà de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec un scan externe automatisé de type Attack Surface Management que Stoïk et Dattak réalisent gratuitement avant même de coter la prime [3].

Ce point est stratégique. Le scan n’est pas un gadget marketing: il transforme la relation assureur-assuré en une relation d’évaluation quasi continue, où l’assureur observe des signaux techniques (exposition, hygiène de base, vulnérabilités visibles) avant de s’engager. De là, deux effets: une meilleure segmentation des risques, et un renforcement des refus ou des exclusions quand l’exposition est jugée trop élevée.
Le Blog MTP décrit Stoïk comme une insurtech française fondée en 2021, ayant levé plus de 25 millions d’euros, avec une approche qui combine assurance et prévention via une plateforme technologique (scan de vulnérabilités, monitoring dark web, simulation de phishing) [2]. Cette logique « assurance + outils » vise une cible précise: des organisations qui acceptent d’être mesurées et accompagnées, en échange d’une meilleure lisibilité sur l’assurabilité.
Infranat insiste aussi sur le caractère documenté des exigences: référentiel ANSSI BP-100 v1.1, ReCyF, questionnaires Stoïk et Dattak [3]. Dit autrement, l’assurabilité devient un programme, avec des jalons techniques, des preuves à fournir et un calendrier. Le sujet sort du seul DSI: il concerne la direction générale, les achats, le juridique et la gestion des risques.
Ce que change la souscription cyber
Hiscox, assureur historique, joue la lisibilité de la couverture et du service
Les assureurs établis conservent un avantage: une capacité à structurer des polices dans un cadre plus large, souvent articulé avec d’autres garanties. Sur son site, Hiscox indique que son assurance cyber pour petites entreprises débute à 30 $ par mois, en précisant que le tarif dépend de la localisation, du secteur, de la taille et du niveau de couverture, et qu’il peut baisser si la franchise augmente ou en cas de bundle avec d’autres produits Hiscox [5].
Ce positionnement met en avant la flexibilité commerciale, mais il ne dit pas tout de la réalité du marché français. Tech Insider cite Hiscox comme un repère d’assureur traditionnel pour les fourchettes annuelles d’une PME autour de 50 salariés [1]. Et le Blog MTP ajoute un indicateur de solidité: Hiscox porterait le risque « en propre », avec une note A selon AM Best [2]. Pour une direction financière, ce type de signal compte, surtout quand l’entreprise cherche une relation long terme et une capacité de règlement en cas de crise majeure.
La différence de philosophie apparaît aussi dans les services adjacents. Selon le Blog MTP, Stoïk et Dattak proposent un dashboard de suivi, complet chez Stoïk, plus basique chez Dattak, alors qu’Hiscox n’en propose pas dans ce comparatif [2]. Ce n’est pas anecdotique: l’outillage influence la prévention, donc la sinistralité, donc le prix et les conditions. Le marché glisse vers un modèle où l’assureur attend des preuves d’efforts continus.
Pourquoi le marché 2026 durcit la sélection des PME
Le nœud du problème n’est pas seulement le prix, c’est l’accès. Infranat décrit une pénétration très contrastée: 89 % des grandes entreprises seraient couvertes, contre moins de 20 % des PME et seulement quelques pourcents des TPE, selon des baromètres ANSSI et CLUSIF cités par le média [3]. Cette photographie souligne un marché à deux vitesses, où les plus petites structures restent les plus exposées au « non-assurable ».
Infranat insiste sur un mouvement commun aux grands acteurs, AIG, AXA XL, Hiscox, Beazley, Chubb, Allianz, rejoints par des insurtechs françaises comme Stoïk et Dattak: le resserrement des questionnaires de souscription [3]. Autrement dit, l’assurance cyber se rapproche de pratiques déjà vues en industrie ou en santé, où la souscription exige des contrôles, des audits et des preuves, pas une simple déclaration.
Le même article décrit un horizon opérationnel: une PME « structurée » pourrait atteindre l’assurabilité en six à neuf mois avec un budget cohérent [3]. Le message implicite est clair: l’assurance devient un accélérateur de maturité, mais aussi une barrière pour les organisations qui n’ont pas engagé de trajectoire de sécurité.
Cette logique explique aussi l’écart des primes. Un prix bas peut refléter un périmètre resserré, une franchise plus élevée, ou un profil technique jugé favorable. À l’inverse, un prix élevé peut signaler un secteur exposé, une surface d’attaque large, ou une demande de plafonds plus importants. La variable cachée, souvent, c’est la qualité de la posture mesurée par les scans et les questionnaires.
Comparer Stoïk, Dattak, Hiscox: ce que le prix ne dit pas
Un comparatif utile ne s’arrête pas à la prime. Il faut relier le tarif à trois éléments: plafond, conditions d’éligibilité et services de prévention. Tech Insider donne des repères de plafonds indicatifs, de 100 000 à 250 000 € pour une petite structure et jusqu’à 1 million d’euros pour une PME autour de 50 salariés, en rappelant que tout dépend du dossier [1].
Le Blog MTP, lui, formalise un positionnement: Stoïk viserait des PME de 20 à 500 salariés cherchant une approche proactive, Dattak serait orienté « rapport qualité-prix », et Hiscox conviendrait à des organisations recherchant des plafonds plus élevés et un assureur de référence [2]. Ce type de segmentation, sans être une règle, aide à comprendre pourquoi deux entreprises de taille comparable peuvent recevoir des propositions très différentes.
Un point revient dans ce comparatif: le rôle du courtier. Le Blog MTP recommande de passer par un courtier indépendant pour obtenir l’offre la plus adaptée [2]. Dans un marché où la souscription devient technique, le courtier joue souvent l’interface entre exigences (questionnaires, preuves, scans) et contraintes internes (budget, délais, priorités).
Reste une tension, visible dans les sources: plus l’assurance exige des preuves et des contrôles, plus elle pousse les PME à investir en amont. Mais plus elle s’industrialise, plus elle peut standardiser les exigences et accélérer la mise à niveau. Le marché 2026 ressemble à une sélection naturelle: les entreprises capables de documenter leur sécurité obtiennent des conditions plus lisibles, les autres voient le prix grimper ou l’accès se fermer.
Panorama express des repères 2026
- Stoïk publie des tarifs d’appel, de 44 €/mois à 172 €/mois selon l’exposition [1].
- Pour une PME 50 salariés, des repères situent le marché entre 5 000 et 15 000 €/an chez un assureur traditionnel comme Hiscox [1].
- Stoïk et Dattak réalisent un scan externe automatisé avant cotation selon Infranat [3].
- Hiscox indique un point d’entrée à 30 $/mois pour son offre cyber petites entreprises, avec variation selon le profil [5].
Points de vigilance pour une PME en recherche de couverture
- Le questionnaire et le scan pèsent sur le prix autant que le plafond [3].
- Les fourchettes sont des repères, pas des tarifs garantis, le devis dépend du dossier [1].
- Les offres « assurance + outils » modifient la relation: suivi, preuves, prévention dans la durée [2].
Prix 2026 et repères de marché
- Stoïk affiche des tarifs d’appel de 44 €/mois à 172 €/mois selon l’exposition.
- Des repères 2026 situent une PME d’environ 50 salariés entre 5 000 et 15 000 €/an chez un assureur traditionnel comme Hiscox.
- Stoïk et Dattak réalisent un scan externe automatisé avant de coter la prime.
- Les questionnaires de souscription sont décrits comme passés de 15 questions à 50, parfois 100 au-delà de 50 M€ de chiffre d’affaires.
- Hiscox indique que son assurance cyber petites entreprises démarre à 30 $ par mois.
Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- Cyberassurance PME 2026 : Stoïk vs Dattak vs Hiscox
- Stoik vs Dattak vs Hiscox : Comparatif Assurance Cyber 2026 | Blog MTP
- Cyber-assurance : pourquoi 6 PME sur 10 seront refusées en 2026 – Infranat
- STOIK, DATTAK, HISCOX : trois offres, trois manières d’assurer le risque cyber
- Cyber Insurance for Small Businesses: Get a Quote | Hiscox



